Communiqué
20 mai 2005 Pistes Écolos pour le développement de filières et secteurs d’emploi pour le bassin CaroloDes racines et des ailes
Jean-Marc Nollet, Député fédéral
Xavier Desgain, Secrétaire politique de la locale Ecolo de Charleroi
Document de synthèse
Le document complet, 46 pages, est disponible au format pdf - 416 Ko
L’écologie, c’est l’avenir de l’économie
La question de l’emploi est centrale à Charleroi, au vu du haut taux de non-emploi et à la nécessité d’une activité économique suffisante pour assurer le financement des fonctions collectives. Pour relancer notre région, il faut s’appuyer sur ses forces et ses potentialités et aller capter les emplois de demain, qui doivent être de qualité et s’inscrire dans une logique de développement durable, tant en terme de formation de citoyens que de respect de notre environnement. C’est le sens de la démarche d’Ecolo Charleroi, convaincu que l’écologie est l’avenir de l’économie !
La question sur laquelle nous avons planché pendant 4 mois dans le cadre d’un club « filières d’emplois » - club où se rencontraient différents acteurs du monde économique, social et politique disposés à faire un bout de chemin avec nous - peut se résumer comme suit : quelles sont les filières et les secteurs dont nous estimons utiles et nécessaires de favoriser le développement chez nous parce qu’elles répondent à un besoin sociétal durable tout en offrant des potentialités encore inexplorées en terme d’emplois de qualité à venir ?
Le présent document a pour objectif de présenter de façon synthétique et lisible en peu de temps ces principales pistes. Un dossier plus complet détaille l’ensemble de ces diagnostics et pistes de travail de façon beaucoup plus précise.
Donner des ailes à Charleroi, ne pas s’occuper que de ses racines
Comme le montre le dossier complet en annexe, la réponse que nous mettons sur la table aujourd’hui est étayée par un diagnostic le plus précis possible. Elle est inscrite dans les racines de notre histoire économique et sociale (le fer, le verre et l’acier) mais elle ouvre des perspectives pour que les ailes de notre région puissent se déployer davantage qu’elles ne le sont aujourd’hui.
En ce sens, le premier chapitre de ce dossier détaille la situation actuelle du bassin de Charleroi pour en identifier les forces et les faiblesses tant du point de vue démographique que de l’état du tissu socio-économique ou de la configuration territoriale de l’arrondissement.
Vient ensuite le chapitre, essentiel, qui développe le cœur de nos propositions et dont quelques principes sont repris dans le présent document de synthèse. La nécessité d’une reconversion de nos industries les plus anciennes et la reconnaissance du rôle vital joué par les PME sont deux présupposés largement partagés aujourd’hui. Mais peu s’aventurent à investir concrètement dans de tout nouveaux secteurs et à soutenir et promouvoir des filières d’avenir encore inexplorées. Nous pensons pour notre part qu’il faut sortir d’une logique défensive de perpétuation exclusive de recettes éculées, pour entrer dans une dynamique offensive et novatrice, qui permettra de capter les emplois de demain, via un investissement public et la mobilisation de toutes les forces vives carolos dans des filières d’avenir.
Notre réflexion et sa confrontation à des acteurs économiques et sociaux nous ont permis de choisir trois secteurs prioritaires dans lesquels nous estimons utile d’investir massivement pour rattraper certains retards et surtout « identifier » Charleroi comme région leader sur de nouveaux marchés. Ces secteurs sont la rénovation et l’éco-rénovation de bâtiments, l’ensemble du non-marchand et tout ce qui peut être classifié sous le label des « nouvelles technologies vertes » (NTV).
Quatre propositions concrètes à mettre en exergue
Proposition 1 Créer un cluster "rénovation durable" des habitations
La philosophie générale de la proposition vise à casser un cercle vicieux (départ du centre urbain de Charleroi des familles plus aisées, paupérisation de la population urbaine, apparition de marchands de sommeil, dégradation des bâtiments, image de marque négative,...) et à lui substituer un cercle vertueux (rénovation, éco-rénovation, amélioration de l’image de marque de la ville, augmentation du pouvoir attractif de la métropole et du nombre de ses habitants, diversification de la population, création d’emplois pour les peu qualifiés, formation des jeunes, économies pour les ménages, impact environnemental favorable, impact sur la santé, sur le bien-être, sur la sécurité et le lien social,...).
Le nombre total de logements privés dans l’arrondissement de Charleroi dépasse légèrement les 170.000. La moitié de ces logements ont été construits avant 1970 et pour plus de 50.000 logements, l’année de construction est inconnue mais supérieure à 20 ans. Parmi le total des logements privés, une bonne part ne dispose même pas du minimum d’équipement de base (sanitaire, toilettes,...), 30% ne possèdent pas de double vitrage et 30 autres pourcents ne possèdent qu’un double vitrage partiel. En outre, 40% n’ont pas leur toiture isolée et 50% n’ont pas les murs extérieurs isolés. 25% ne bénéficient pas d’une isolation de leurs tuyaux de chauffage. Il s’agit d’une filière qui peut facilement s’ancrer dans le tissu socio-économique local : industrie du verre, filières de la rénovation et de la construction, construction et placement de châssis,....
Concrètement, il s’agira de miser sur un vaste programme de rénovation de base, d’éco-rénovation et d’éco-isolation, tenant compte de l’intérêt du choix de produits plus respectueux de l’environnement, plus durables et favorisant les économies d’énergie. C’est ici que la mobilisation des acteurs de la recherche, des entrepreneurs ainsi que des producteurs et distributeurs d’éco-produits dans le cadre d’un cluster éco-rénovation soutenu par les pouvoirs publics jouera tout son rôle. De même, il faudra envisager la mise en place d’agents et de dispositifs facilitateurs, pour ce qui concerne le montage tant financier que technique de ces projets.
Par cette initiative, on pourra créer de l’emploi, permettre un meilleur confort et une économie des habitants des quartiers rénovés, tout en protégeant et en améliorant l’environnement.
Proposition 2 Développer le secteur non-marchand
Il convient que les pouvoirs publics investissent dans les secteurs non-marchand porteurs de lien social et de richesses directes et indirectes, en veillant à des relations équilibrées et positives entre acteurs publics et associatifs, en respectant et soutenant l’initiative citoyenne et en s’attachant à la création d’emplois de qualité pour des travailleurs dont le statut et le salaire sont souvent inversement proportionnels à l’importance de leur rôle social.
Les caractéristiques de Charleroi à prendre utilement en compte dans le développement de l’emploi non-marchand ne manquent pas : une population jeune et âgée en attente potentielle de loisirs actifs et constructifs, un fort taux de demandeurs d’emploi à accompagner et à aider en vue de l’acquisition d’une qualification, un sous-investissement actuel dans la sphère non-marchand, des quartiers à rénover, à animer et des zones industrielles à investir, etc. Pour chaque classe d’âge nous avons identifié des besoins prioritaires :
- Petite enfance
- Augmentation du nombre de places d’accueil en crèches, maison locales d’accueil, via des conventions avec les employeurs et chez les accueillantes à domicile
- Ouvertures de haltes-garderies et d’espaces d’accueil pour les enfants malades
- Développement de l’accueil durant le temps libre
- Adolescence
- Création d’infrastructures : maisons et centres de jeunes, clubs sportifs ouverts, etc.
- Installation d’équipements sportifs de rue
- Ouverture de centres d’appui de quartier (dans une logique de discriminations positives), ouverts en dehors du temps et de l’espace scolaire, faisant lien entre le jeune, sa famille et ses amis
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Adultes
- Développement des offres d’éducation formelle et non-formelle
- Multiplication de l’offre d’activités sportives "pour tous" et "en santé" (quartier, entreprise, animateurs sportifs, ouvertures des structures, etc.)
- Elaboration en matière culturelle d’une véritable "politique des publics" qui éveille à l’art et à la création
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Seniors
- Développement de l’offre de service et d’action pour les seniors actifs (soutien aux jeunes entrepreneurs, valorisation de leur expérience au travers de diverses activités, notamment associatives,...)
- Accroissement de l’offre d’animation culturelle et de loisirs en journée
- Organisation de formations / informations en lien avec les TIC
- Développement des services d’aide à la vie de tous les jours dans une perspective de soutien à l’autonomie (shopping assisté, déplacements, loisirs, aide à domicile jardinage, repas, nettoyage, rangement, soins de santé médicaux et non-médicaux, etc.)
De même, dans le cadre des politiques sportives et culturelles, il faut veiller au développement d’initiatives visant la pratique et la participation de tous, de plus jeunes ou plus âgés, dans une perspective d’éducation à la santé et d’éducation à la citoyenneté plutôt que d’investissement dans un sport et une culture peu accessibles au plus grand nombre.
Par un tel réinvestissement, on pourra renforcer le lien social et le dialogue dans les quartiers, tout en permettant des créations d’emploi répondant à des besoins cruciaux de l’arrondissement de Charleroi.
Proposition 3 Faire de Charleroi le pôle wallon du recyclage
La politique de gestion des déchets représente un coût social, économique et environnemental pour les particuliers, comme pour les entreprises. Or, dans le contexte de l’interdiction programmée de la mise en décharge, de l’augmentation du prix des produits pétroliers et de l’élimination des déchets, les entreprises et les particuliers auront de plus en plus intérêt à trier, pour voir ainsi leur facture de récolte des déchets fortement diminuer. Mieux même, par le biais d’un investissement public bien pensé et d’une mobilisation des acteurs de l’économie sociale, les collectivités peuvent également utiliser ces gisements de richesse et d’emploi encore inexploités.
Ainsi, la région de Charleroi compte quelques gros opérateurs dans le domaine du recyclage. Autour du secteur de la sidérurgie (ferrailles et scories) bien entendu mais plus largement aussi : quelques opérateurs d’économie sociale sont déjà actifs dans la région (Terre pour la collecte du papier et de vieux vêtements, Retrival pour le recyclage de certains encombrants et le centre de tri pour les PMC à Couillet). Les activités de recyclage offrent par ailleurs l’avantage de proposer de l’emploi à un personnel pas nécessairement hautement diplômés et de lui permettre une qualification par le travail.
Une politique publique de soutien doit être développée pour consolider ces activités et élargir leur zone de collecte au niveau wallon pour le recyclage des pneus, le recyclage des déchets électriques et électroniques, des huiles usagées et des déchets spéciaux des ménages et des entreprises collectés en Wallonie par exemple ou encore pour le démontage, dans notre région, des voitures usagées afin d’en faciliter le recyclage.
Proposition 4 Créer une plate-forme R&D en énergies renouvelables et initier un centre de référence en "valorisation de la biomasse"
La Belgique a plus d’une bataille de retard sur les pays du Nord de l’Europe mais la lutte pour imposer les énergies propres et renouvelables est loin d’être terminée. Charleroi pourrait, en utilisant les compétences des centres de recherche de certaines entreprises déjà installées sur son territoire (ALCATEL, SONACA, JEUMONT Industrie, CEGELEC, DOWN CORNING, etc.), être au cœur d’un secteur qui, eu égard aux défis et aux règles qui s’installent peu à peu, connaîtra encore une forte croissance dans les décennies à venir.
Depuis le premier choc pétrolier, par exemple, le concept de biomasse s'applique aux produits organiques végétaux et animaux utilisés à des fins énergétiques ou agronomiques. Cette biomasse recèle un potentiel extraordinaire, bon marché et d’avenir, pourtant sous-exploité en wallonie comme dans l’arrondissement de Charleroi.
Ce pôle biomasse que nous imaginons peut s’appuyer sur plusieurs potentiels forts, comme, à titre d’exemple :
La future bio-raffinerie de Seneffe-Feluy.
Ce zoning d’activités industrielles concentre de grosses capacités de recherche et de production dans la pétrochimie. A moyen terme, nous pensons qu’il faut donner aux entreprises qui y sont présentes la capacité d’utiliser progressivement les matières premières végétales comme source d’approvisionnement à la place des produits pétroliers. La localisation au cœur de la province la plus agricole de Belgique est un atout non négligeable pour l’approvisionnement. Les facilités de transports (voie d’eau, chemin de fer, pipelines) sont aussi intéressantes.
Le biopôle de l’aéroport de Charleroi
La Recherche & Développement dans les biotechnologies blanches ont un fort potentiel d’avenir. Nous pouvons penser que d’ici quelques années la synthèse biologique jouera un rôle important dans la production de matières premières au départ de matières végétales, notamment dans la production de médicaments, de plastiques d’origine végétale, et dans les nanotechnologies, par exemple, pour élaborer des molécules complexes de façon très précise pour des usages très spécifiques (mémoire informatique, transistor, catalyseur, médicament, capteur).
La R&D nécessaire à ces technologies ne sont pas très éloignés de l’activité d’entreprises du biopôle, spécialisées elles aussi dans la biologie moléculaire. Le centre d’incubation de projets d’entreprises issus de la recherche en biotechnologies (Wallonia Biotech center) pourrait voir ses missions utilement élargies à cet aspect. Xylowatt
On pourrait imaginer, autour de cette spin off spécialisée dans la gazéification de la biomasse qui a de bonnes perspectives de croissance (dimensionnement, fabrication, placement et maintenance de gazogènes alimentant des installations de cogénération de chaleur et d’électricité), de créer un cluster wallon de valorisation énergétique de la biomasse. L’idéal serait d’installer à proximité de Xylowatt toute une série d’entreprises et notamment des opérateurs en biométhanisation, des fabricants de moteurs pour la cogénération, des sous-traitants pour ces installations, etc.
Pour soutenir ces activités, nous proposons que les pouvoirs publics initient la création d’une plate-forme R&D à Charleroi spécifiquement consacrée aux énergies renouvelables et à leur technique d’implémentation dans la réalité de la vie quotidienne de l’arrondissement.
Des moyens à mettre en œuvre pour réussir ce pari
Ces propositions sectorielles sont autant d’ailes qui permettront à notre bassin d’emploi de redécoller. Mais, nous ne pouvons pas ne pas envisager le condition de réussite de ce qui est un pari sur l’avenir et identifier trois autres éléments indispensables à cette relance et présents dans les réflexions de notre club : tout d’abord la nécessaire articulation entre travail et éducation, ensuite les sources de financement susceptibles d’impulser les changements souhaités et enfin une volonté politique clairement affichée d’orienter l’économie plutôt que de la subir.
Moyen 1 Bâtir un campus d’enseignement supérieur au centre ville et faire de Charleroi "la" ville universitaire pour adultes
L’innovation sous-jacente à certaines de nos propositions est très dépendante de l’enseignement supérieur et de la recherche présente dans la région concernée. Et de ce point de vue, on ne peut pas dire que Charleroi soit servi à due concurrence. Raison pour laquelle nous soutenons et participons aux efforts qui sont mis en œuvre pour déployer au centre de Charleroi un campus mixte université – hautes écoles dont les cycles de formation seraient - en tout cas dans un premier temps - prioritairement axés sur les filières pour lesquelles il y a des débouchés régionaux (ingénieurs, biologie, chimie, etc.).
Les étudiant(e)s et futur(e)s étudiant(e)s de l’enseignement supérieur sont une opportunité pour retravailler l’image d’une région et faire vivre un centre ville comme celui de Charleroi. Nos travaux nous conduisent à dire que ce potentiel pour la vie intra-urbaine doit être davantage développé qu’il ne l’est actuellement. Au-delà de cette revendication liée à l’enseignement supérieur "classique", notre réflexion s’étend également sur les autres filières d’enseignement et de formation.
Ainsi souhaitons-nous raviver les concepts d’université ouverte - à la base de la création de la Funoc – et d’enseignement à distance qui permettent l’un comme l’autre de développer la formation tout au long de la vie et de faire, en alliance et en collaboration avec tout le secteur de l’éducation permanente, de Charleroi "la" ville universitaire pour les adultes en âge de travailler, qu’ils soient actifs ou inactifs.
Dans notre conception, les entreprises ne peuvent bien entendu se départir de leurs responsabilités en matière de formation tout au long de la vie. Mais, pour nombre de ces formations, elles doivent pouvoir s’appuyer sur un réseau densifié de partenaires extérieurs au sein duquel les Hautes Ecoles et les Universités sont appelées à occuper une place et un rôle centraux.
Moyen 2 Concentrer les aides publiques sur les secteurs et projets identifiés
La plupart de nos propositions ont un coût, à tout le moins en phase d’impulsion. Nous en sommes parfaitement conscients. Les pouvoirs publics – tous niveaux confondus : communal, régional, fédéral, européen – devront contribuer et continuer à contribuer à la relance de notre région.
Toutefois, il est clair que l’apport essentiel doit continuer de venir de l’Union européenne. C’est la raison pour laquelle ECOLO défend avec vigueur la prolongation des aides européennes à la province du Hainaut. Non pour faire "autant ou plus de la même chose" mais pour savoir faire "autre chose, autrement", dans le sens des propositions concrètes d’orientation de ces futures aides en priorité vers les secteurs et filières ci-dessus présentées.
En complément à cet apport européen, le Hainaut est en droit d’attendre de la part de la Région Wallonne un investissement durable dans le cadre du CAWA, le Contrat d’Avenir Wallon récemment actualisé, notamment via ses volets logement et redéploiement économique.
En guise de conclusion
Avoir la volonté de passer d’une économie de marché à une économie de projets
Les propositions que nous formulons ici en terme d’emplois pour le bassin de Charleroi viennent naturellement se greffer sur une philosophie de politique économique qui est nôtre.
Cette philosophie vise à passer progressivement d’une "économie de marché" à une "économie de projets".
Elle s’articule autour de quatre points cardinaux développés en introduction au document complet que vous trouverez en annexe :
- Il s’agit d’orienter le marché plutôt que de le subir
- C’est le développement qui génère son infrastructure et non l’inverse
- Pour aller capter les emplois de demain il faut penser moyen et long terme dès aujourd’hui
- L’énergie grise, l’éducation, est le socle d’une économie de projets
Les sens de notre démarche : rencontrer, contribuer et évoluer
Le présent document se veut une contribution au nécessaire débat de l’emploi dans la région de Charleroi. Une contribution, ni plus (nous n’avons certainement pas la prétention d’épuiser le débat), ni moins (ce n’est pas une réaction ponctuelle à un événement d’actualité).
Hasard du calendrier, le club "filières d’emploi à Charleroi" qui est à l’origine des présentes propositions terminait ses travaux préparatoires au moment même où IGRETEC présentait une toute première version de son "plan d’action régional pour Charleroi et le sud Hainaut" tout en souhaitant voir différents acteurs s’en saisir pour le critiquer, l’améliorer et le compléter.
ECOLO a immédiatement fait savoir qu’il allait entrer positivement dans cette dynamique en espérant qu’il ne s’agissait pas d’une fausse ouverture, comme on nous y a trop souvent habitué par le passé. L’avenir nous dira ce qu’il en sera.
Quoiqu’il en soit, nous avons donné à notre document une vie indépendante de la dynamique d’IGRETEC et continuerons à le faire dans le cadre de rencontres bi ou multilatérales avec les acteurs syndicaux, patronaux, associatifs, publics et privés de la région à laquelle nous appartenons. A chaque présentation de nos propositions, à chaque débat organisé sur notre document, nous le faisons et continuerons à le faire évoluer pour tenir compte des remarques pertinentes des acteurs qui auront pris le temps de le décortiquer, de l’analyser et de le critiquer.
Cette contribution, évolutive au gré de nos rencontres avec les interlocuteurs sociaux et économiques, c’est l’apport des Verts à un débat que nous estimons urgent d’approfondir sur la question des filières qui donneront de nouvelles ailes à notre région en lui permettant de capter les emplois de demain, d’inverser la tendance négative et de donner à notre région la prospérité qu’elle mérite, tout en l’aidant à rencontrer les enjeux sociaux et environnementaux d’aujourd’hui et de demain.