Interpellation
Conseil Communal du 24 juin 2004
Rayon de soleil, ISPPC, PS : Réhabilitation et Remboursement.
Manu Simon, conseiller communal.
Le 13 juin dernier, le parti dominant carolo a remporté une belle victoire. Qu’il en soit félicité ! Réciproquement, j’espère que la minorité démocratique pourra continuer à faire des propositions tantôt constructives, ou tantôt quelque peu critiques.
J’avais déjà envoyé cette interpellation pour le Conseil du 25 mars dernier, mais comme le 6 avril, soit quelques jours plus tard, Jean-Claude Van Cauwenberghe devait comparaître dans le procès "Carlier", j’ai accepté les recommandations diverses, notamment celles du Bourgmestre, qui me demandaient de postposer cette intervention. Aujourd’hui, en période non suspecte, il me paraît que sur deux éléments, il n’y a plus aucune raison d’attendre l’issue du procès en appel.
Premier point : l’avenir du « Rayon de Soleil ».
Dans le magazine "Actuel" diffusé par la RTBF le 10 mars dernier, Jean-Claude Defossé nous a montré l’état de délabrement avancé de cet immeuble de 35.000 m2, désaffecté depuis 1985. En fait, il y a plusieurs années, cet ancien hôpital a été vendu par l’IOS à Claudio D’Alelio. Lors de la promesse de vente, l’acompte demandé par l’IOS n’était que de 0,5 % de la somme convenue, soit un million de l’époque sur les 200 millions acceptés. Bref, un acompte très bas par rapport aux habitudes du marché. Par contre, une commission 8 fois plus élevée fut versée par l’IOS à l’immobilière Gossiaux, alors que l’acte définitif de vente n’était pas encore signé.
Normalement, un délai aurait dû être convenu pour le paiement du solde.
Il est étonnant que cette vente ne soit pas encore annulée, puisque le solde n’a jamais été versé.
Le moment est venu pour notre ville, principal partenaire de l’IOS-ISPPC, d’obtenir le dénouement rapide de cette triste affaire. Bravant toute éclipse, un rayon de soleil "social" serait apprécié de tous...
En effet, en matière de reconversion de ce grand bâtiment public abandonné, notre région ne manque-t-elle pas de logements sociaux, de homes pour personnes âgées, ou de centres pour réfugiés politiques, par exemple ?
Enfin, la maintenance, les assurances et l’entretien du "Rayon de soleil" ont un coût important pour la collectivité. A deux pas de Vésale, la réhabilitation devrait s’organiser sans plus attendre !
Second point : le financement d’un parti politique.
Dans la même séquence d’ "Actuel", Jean-Claude Defossé rappelait les ventes successives qui se passaient le même jour pour des mêmes immeubles appartenant à l’I.O.S. devenue depuis l’I.S.P.P.C. Les bénéfices anormaux réalisés sur les reventes rapides étaient répartis entre quelques personnes. Le procès en jugera...
Cependant, le président du CPAS et de l’ISPPC reconnut dans cette émission que son ami Richard Carlier ristourna une partie importante de ces "bénéfices" au Parti Socialiste. Il le confirma deux jours plus tard à un journaliste de la Nouvelle Gazette, Christian Binon, qui le publia sans démenti.
A l’époque de ces entourloupes, le financement des partis par des dons privés ou des dons d’entreprises était autorisé, mais pas, me semble-t-il, au détriment des finalités sociales d’une intercommunale, pour qui ce type de ventes sous-estimées constituait un manque à gagner important.
Ecolo demande, avec la plus grande fermeté, aux autorités qui dirigent notre ville d’intervenir vigoureusement pour que ces sommes perdues soient reversées illico par le PS à l’ISPPC qui en a tant besoin, et ce sans attendre le jugement définitif du procès "Carlier".
Je rappelle que notre ville est celle qui contribue le plus au financement de cette intercommunale.
Nos concitoyens attendent une réponse à ces deux questions. Je vous en remercie.