Conseil Communal du 23 septembre 2004
Interpellation
Maison Dutroux : légèreté juridique et publicité échevinale
Manu Simon, conseiller communal.
Nous savions notre Echevin Claude Despiegeleer : dynamique, mais impulsif.
Dans le déménagement de la coupole à Marcinelle, dans la construction des parkings mécano, chaque fois, il avait dû stopper les travaux pour non respect des règlements urbanistiques.
La presse régionale avait même écrit de lui : Avec Despi, pas de permis.
Nous pensions qu’il allait s’améliorer en tenant compte de ces divers rappels à l’ordre.
Eh bien non, semble-t-il.
Les 28 et 29 août, ce même Echevin a fait placer devant la sinistre maison Dutroux, rue de Philippeville à Marcinelle une grande armature métallique avec panneaux recouverts d’une grande photo représentant un jeune enfant jouant avec un cerf volant dans des dunes.
Avait-il obtenu un permis ? La ville s’était-elle rendue propriétaire de ce triste endroit ?
D’autre part, cette initiative a entraîné des dépenses. Qui les a prises en charge ?
Habituellement, pour des dépenses inférieures, le Conseil communal est consulté.
Pourquoi ne pas avoir mis ce point à l’ordre du jour de juin dernier ?
Ou pourquoi ne pas avoir reculé la période d’installation pour avoir toutes assurances juridiques et pouvoir en décider collectivement.
A en croire tous les média convoqués et la large couverture qui en suivit, on a l’impression que notre Echevin avait pris une initiative isolée et cherchait un coup de pub en sa faveur.
Serions-nous déjà en période préélectorale ?
Merci de nous tenir informés des coulisses de cette initiative, par ailleurs bien sympathique.
En grec, sum-pathos ne veut-il pas dire souffrance avec ?